Une cote n’est pas un pronostic, c’est un prix. Elle contient deux informations mélangées : une estimation de probabilité, et la marge que l’opérateur garde pour lui. Savoir séparer les deux prend cinq minutes, ne demande aucune connaissance mathématique et change la façon de lire n’importe quel comparatif : c’est le seul moyen de vérifier vous-même si un opérateur est « généreux sur les cotes », au lieu de le croire sur parole.
Format décimal, celui utilisé partout sur le marché ivoirien : la cote est le multiplicateur appliqué à votre mise si le pari passe, remboursement de la mise compris.
| Mise | Cote | Retour si ça passe | Gain net |
|---|---|---|---|
| 1 000 FCFA | 1,50 | 1 500 FCFA | 500 FCFA |
| 5 000 FCFA | 2,80 | 14 000 FCFA | 9 000 FCFA |
| 2 000 FCFA | 1,05 | 2 100 FCFA | 100 FCFA |
| 500 FCFA | 12,00 | 6 000 FCFA | 5 500 FCFA |
Rien de plus compliqué que cela : retour égale mise multipliée par la cote. Le gain net s’obtient en retirant la mise. Notez la troisième ligne : une cote à 1,05 rapporte cinq pour cent, ce qui suppose de gagner très souvent pour que l’ensemble ait un sens.
Dans le vocabulaire fiscal ivoirien, le mot « prix » ou « gain » ne désigne pas toujours ce que le joueur appelle gain. Nous ne publions pas de taux sur cette page faute de source ivoirienne publique à jour : le principe général est abordé sur la page légalité.
Comparer des cotes suppose au moins deux comptes ouverts au même moment. Les trois marques que ce site suit :
Ordre : facilité d’ouverture depuis la Côte d’Ivoire. Le statut au registre de l’ARJH est indiqué sur chaque bouton et ne suit pas le même ordre ; le détail est sur la page du registre.
C’est l’opération la plus utile de cette page, et elle tient en une division : probabilité implicite égale 1 divisé par la cote.
| Cote | Probabilité implicite | Ce que cela veut dire |
|---|---|---|
| 1,25 | 80 % | Le bookmaker estime que cela arrive quatre fois sur cinq. |
| 1,50 | 66,7 % | Deux fois sur trois environ. |
| 2,00 | 50 % | Une fois sur deux. |
| 3,50 | 28,6 % | Un peu plus d’une fois sur quatre. |
| 12,00 | 8,3 % | Environ une fois sur douze. |
Cette lecture change la perception d’un pari. Une cote à 3,50 paraît attirante ; traduite, elle annonce un échec dans plus de sept cas sur dix. À l’inverse, une cote à 1,25 semble sans intérêt alors qu’elle décrit un événement que l’opérateur juge très probable.
Une cote ne vous dit pas ce qui va arriver. Elle vous dit à quel prix le bookmaker accepte de parier contre vous, et ce n’est pas du tout la même information.
Si l’on additionne les probabilités implicites de toutes les issues d’un même match, on devrait obtenir 100 %. On obtient toujours davantage. L’excédent est la marge, et il se calcule sans outil.
Victoire de l’équipe reçevante, match nul, victoire de l’équipe visiteuse. Prenez-les au même moment, chez le même opérateur.
1 divisé par la cote. Sur un match coté 2,10 — 3,40 — 3,60, cela donne 47,6 %, 29,4 % et 27,8 %.
47,6 + 29,4 + 27,8 = 104,8 %. L’excédent est de 4,8 points : c’est la marge intégrée à ce marché, sur ce match, chez cet opérateur.
Refaites l’opération chez un autre opérateur, au même moment. L’écart entre les deux totaux est la seule comparaison de cotes qui ait un sens.
Parce qu’il porte sur les matchs que vous jouez, au moment où vous les jouez. Une marge moyenne annoncée par un guide est calculée sur un échantillon que vous ne connaissez pas, souvent sur des championnats européens très concurrentiels où les marges sont les plus basses. C’est pour cette raison que nous ne publions aucun classement de cotes : voir bookmakers.
Sur les championnats locaux et africains, les marges sont généralement plus larges que sur les grandes ligues européennes, pour une raison simple et sans mystère : moins de volume et moins de données. Un joueur qui parie surtout sur le championnat national doit donc faire son propre calcul plutôt que de se fier à une réputation construite sur les cinq grands championnats.
Les cotes se multiplient, et la marge aussi. C’est le point que les interfaces ne montrent jamais, parce que l’affichage ne met en avant que la cote totale, qui grimpe vite et qui plait.
| Sélections | Cote totale | Probabilité implicite | Ce qui se passe pour la marge |
|---|---|---|---|
| 1 à 1,80 | 1,80 | 55,6 % | Une seule marge. |
| 2 à 1,80 | 3,24 | 30,9 % | Les deux marges se cumulent. |
| 4 à 1,80 | 10,50 | 9,5 % | Quatre marges cumulées. |
| 8 à 1,80 | 110,20 | 0,9 % | L’écart se creuse fortement. |
Un combiné n’est pas une mauvaise idée en soi : c’est un pari à faible probabilité et à gros retour, ce qui peut correspondre à ce que vous cherchez. Ce qu’il faut savoir, c’est que la retenue de l’opérateur augmente avec le nombre de sélections. Un ticket de huit matchs n’est pas huit fois plus risqué qu’un simple : il l’est bien davantage, et il est aussi bien plus coûteux en marge.
C’est le mécanisme sur lequel s’appuient beaucoup de bonus à conditions de mise, qui imposent souvent une cote minimale ou un nombre de sélections. Le détail est sur la page bonus.
Cette page relève de l’arithmétique et non de la réglementation. Les adresses ci-dessous servent à vérifier chez qui vous appliquez ces calculs.